Origine du Pisco

Toutes les étapes de l'élaboration du Pisco, de la culture de la vigne à la mise en bouteille du produit final, en passant par la transformation du raisin, ont lieu dans la « zone de production du Pisco », qui se situe dans les régions et provinces ci-après :

  • Région de Lima , notamment les provinces de Lima, Barranca, Cañete et Huaral, ainsi que les districts de Pativilca, Lunahuaná, Mala, Pacarán et Zuñiga.
  • Région d'Ica, Spécialement les provinces de Chincha, Ica, Nazca et Pisco, ainsi que le district d'Ocucaje.
  • Région d'Arequipa, particulièrement la province de Caravelí, ainsi que les districts de Majes, Vítor et Santa Rita de Siguas
  • Région de Moquegua, notamment la province d'Ilo, ainsi que le district d'Omate.
  • Région de Tacna, surtout les vallées de Caplina, Locumba et Sama.

 

Dans un premier temps il est essentiel de faire un point sur l’étymologie du mot « Pisco » et démontrer que sa racine naît au Pérou.

Faisons un bon dans le temps et remontons à la source de ce mot qui n’est autre que celui du Quechua, ancien dialecte péruvien encore utiliser dans certaine région du Pérou. Dans le dictionnaire « Kkechuwa-Español » de Jorge A.Lira, publié en 1945, nous pouvons y lire que « piskko » ou « peskko » signifient oiseau commun. Dans d’autres sources apparait aussi les vocabulaires « pishku », « piscu », « phishgo », « pichiu » ou encore « pisco » désignant des espèces d’oiseaux différentes qui arrivaient jusqu’à la baie du littoral aujourd’hui connu sous le nom de Pisco.

D’un autre côté, le mot « piskos » ou « pishkos » était une appellation donnée à une classe de potier de cette même zone, qui étaient des artisans experts en poterie et réalisaient des récipients plus communément appelés « Botijas Pisqueras » ou Jarre pour le pisco.

En 1574, la cartographie péruvienne de Diego Mendez, est signalé la zone de Pisco, ce qui démontre que le nom de cette identité géographique est très ancien.

Après plus de 40 ans, en 1615, les documents historiques prouvent l’existence de la ville portuaire de Pisco. Cette zone comme beaucoup d’autres proches de Ica, était principalement utilisée pour la culture de la vigne.

Elle devint le principal producteur de vin et d’eau de vie du Pérou. Cette activité s’est convertie en une industrie contrôlée en majeure partie par les ordres religieux de l’époque.

Quant au port, aujourd’hui un peu laissé à l’abandon, il était le point de départ de cette eau-de-vie de raisin produite dans la région, qui était alors acheminée dans des endroits où elle était très appréciée. C’est ainsi que peu à peu, cette eau-de-vie a adopté le nom, non seulement du port où elle était embarquée pour de nouveaux marchés, mais aussi grâce à ces récipients en argiles qui les transportaient.

Nous observons donc sans aucun doute que le Pisco tire son origine d’un nom d’oiseau, d’une région du littoral, d’une jarre et d’un port d’embarcation situé au Pérou.

De plus, l’Unesco a reconnu, fin 2024, l’authenticité de manuscrits datant du XVIᵉ siècle, époque de la colonisation espagnole, qui mentionnent la production de l’alcool de raisin dans le pays andin. 

Sacred Valley by Tres Generaciones – L’héritage vivant d’Ica

Née au cœur de la vallée d’Ica, la Bodega Tres Generaciones est plus qu’une entreprise familiale : c’est une véritable saga transmise de parents à enfants. Sur le Fundo Tres Esquinas, les frères Gonzales perpétuent la tradition de leur mère, affectueusement surnommée la Dame du Pisco.
Chaque grappe, chaque distillation raconte cette histoire de famille, façonnée par trois générations de passionnés.

Leur savoir-faire allie respect des méthodes ancestrales et recherche d’excellence. Des piscos Puro (Quebranta, Italia, Torontel, Albilla) aux élégants Mosto Verde, chaque bouteille reflète la richesse du terroir iqueño.

Aujourd’hui, Tres Generaciones s’exporte à travers le monde, mais conserve l’authenticité d’un pisco artisanal, servi aussi bien dans ses restaurants familiaux que sur les plus grandes tables internationales.

👉 Un pisco qui n’est pas seulement une boisson, mais un héritage.

Victoria de los Sánchez – L’âme de Lunahuaná

À Lunahuaná, vallée fertile bercée par le río Cañete, la famille Sánchez cultive depuis des générations une vigne unique : l’Uvina, cépage autochtone et emblème de la région.
De cette vigne est né le pisco Victoria de los Sánchez, fruit d’une passion familiale et d’une terre généreuse.

Distillé lentement en alambiques traditionnels, vieilli patiemment et mis en bouteille avec soin, ce pisco se distingue par ses arômes fruités et sa personnalité douce et élégante.
Récompensée à de multiples concours, la bodega incarne la victoire d’un terroir souvent méconnu, mais d’une richesse inégalée.

👉 Chaque gorgée de Victoria de los Sánchez est une immersion dans le soleil, la terre et les traditions de Lunahuaná.

De Carral (Bodega Villa Natalia) – L’élégance artisanale

L’histoire de De Carral remonte au début du XXᵉ siècle, lorsque Nicolasa López cultivait les premières vignes de Quebranta à Ica. Sa fille Natalia reprit le flambeau, puis son petit-fils José transforma l’héritage en un projet moderne : la Bodega Villa Natalia.

Avec une production volontairement limitée de Pisco Negra Criolla, chaque bouteille est pensée comme une pièce d’orfèvrerie : un pisco premium, artisanal et raffiné.
Récompensé par plus de quarante médailles internationales, De Carral est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs piscos du Pérou, apprécié pour sa complexité aromatique – des notes florales et fruitées jusqu’à une finale soyeuse et persistante.

👉 De Carral, c’est l’art de transformer la tradition familiale en un luxe discret, destiné aux connaisseurs.